Prénoms à pédés
Ya qqes années, j'avais tenté de vérifier s'il y a, comme on dit parfois, des "prénoms à pédés". Les gens évoquent souvent Michel ou Roger mais cela ne me semblait pas du tout vérifié. En revanche, j'avais été frappé par quelques coïncidences...
Pris d'une insoutenable curiosité, j'avais donc cherché sur Google-Groups les associations d'un prénom avec des mots-clefs qui corroborent l'homosexualité. La chose n'est pas si simple car il faut rapporter le nombre de pages ainsi trouvées à celui du nombre en association avec l'hétérosexualité. Il ne suffit pas de compter les pages contenant le prénom car certains sont en même temps des noms de famille (surnoms de chanteur, par exemple) ou des noms communs, voire les deux (Pascal, par exemple). On peut imaginer aussi qu'un prénom apparaisse en contexte homo sans désigner une personne homo, par exemple si les homos avaient une tendance sévère à fantasmer sur les Damien... En regardant de nombreuses pages, je n'ai pas noté ce genre de phénomène.
J'ai donc, après avoir éliminé certains de ces effets, en relevant les nombres de pages avec divers mots-clefs, calculé un pourcentage qui indique la "surreprésentation homo" pour un prénom donné par rapport à la moyenne sur tous les prénoms (100% correspond donc à un prénom également réparti entre contexte homo et hétéro, 200% à un prénom 2 fois plus fréquent en contexte homo).
Le résultat est assez curieux:
Damien : 229% - Pascal : 172% - Thierry : 141% - Fabrice : 140% - Laurent : 125% - Philippe : 118% - Emmanuel : 113% - Gérard : 99% - Roland : 98% - Pierre : 92% - Bertrand : 85% - Jacques : 80% - André : 78% - Nicolas : 70% - Alexis : 69% - Antoine : 40%.
Cela correspond-il à votre impression?
Évidemment, ce n'est pas la proportion réelle dans toute la population, mais on peut espérer, étant donné que les comptages ont été rapportés à la proportion hétéro, qu'elle lui est bien corrélée. Et de toute façon, en utilisant uniquement Internet, on ne peut guère faire mieux.
Notez qu'il n'y rien d'irrationnel dans tout cela : les prénoms sont choisis en fonction des modes et de la personnalité des parents, qui ont fatalement un effet sur la sexualité de l'enfant, et sans doute plus encore sur l'expression de celle-ci sur Internet... Certains prénoms correspondent à des tranches d'âge différentes donc ayant moins que d'autres tendance à utiliser Internet; cependant, cet effet doit être sensiblement le même pour les homos et hétéros.
On peut se dire que les "prénoms à pédés" sont choisis par des parents ayant une certaine mentalité qui a pour effet d'orienter vers une homosexualité effective. Même si l'homosexualité était génétique, son expression dépend notablement du contexte social. Et comme beaucoup de personnes sont sans doute génétiquement bisexuelles, c'est le milieu qui déterminerait l'orientation concrète. On peut imaginer que les prénoms rares, et cela dépend de l'époque, correspondent sans doute à une idée préconçue qu'ont les parents pour leur enfant, mais cela peut aussi aller contre sa tendance naturelle. Un prénom commun, ce serait au contraire un projet standard de perpétuation du nom, donc moins propice à une sexualité stérile...
Ce serait intéressant aussi de faire des stats sur les dates de naissance; par exemple, ya une proportion anormale de psychotiques nés en mars (ou qqch comme ça). Rien à voir avec l'astrologie; simplement, la température, la nourriture de saison, l'humeur plus joyeuse en été influent sur le développement psychologique de l'enfant.
14/11/07 - 22:07
Pour ceux que ça intéresse, voici comment j'avais procédé pour évaluer le "taux homo" des prénoms. J'avais utilisé surtout alta vista (Google est moins souple pour les mots incomplets).
Chaque lettre désigne un nombre de pages trouvées pour la requête indiquée:
N : prénom + mots sexe - cas à éliminer
Ne : prénom + mots hétéro - cas à éliminer
No : prénom + mots homo - cas à éliminer
Avec les mots choisis, Ne+No représente entre 20% et 30% de N. Ces nombres valent de 100 (prénom rare avec combinaison restrictive de mots) à 10000 (prénom courant avec mots fréquents).
Il faut éliminer les noms de célébrités très connues, donc surreprésentées, et encore, l'effet est faible. Il se peut aussi que la page contienne le prénom sans que l'intéressé ne soit lui-même homo, par exemple s'il converse avec un homo ou s'il dit qu'il déteste les homos... En fait, en regardant les pages, le dernier cas est peu fréquent. Pour le premier cas, cela aboutit à surestimer le nombre No mais tous les No de chaque prénom vont être ainsi surestimés, à moins que les gens *d'un prénom donné* se soient fait une spécialité de discuter avec des homos sans être eux-même homos, ce qui semble peu vraisemblable. Or, ce qui compte à la fin n'est pas No lui-même mais la comparaison No/N par rapport à celui des autres prénoms. Cela aurait plutôt pour effet de gommer les différences (cf. le cas extrême où tout le monde parle à tout le monde).
Enfin, en cuisinant les chiffres, j'ai tenté de minimiser les différences en faisant les pires hypothèses pour aller dans ce sens. Sans cela, les taux avaient des écarts bien supérieurs.
valerio