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(mis à jour vendredi 6 avril 2007 à 15:03)

19/05/2008

19/05/08 - 13:14

Pudibonderie criminelle

Quand j'étais adolescent, je réprouvais le mode de vie de voisins soixante-huitards qui vivaient avec leurs enfants dans une certaine «libération sexuelle». Il n'y avait pas d'inceste mais les manifestations affectives étaient abondantes autant que sans complexes et la nudité des uns et des autres était banale. À la maison au contraire, la rigidité était la règle : un euphémisme pour dire que mes parents étaient atrocement coincés et que j'ai mis des années à m'émanciper de cette ambiance délétère et à trouver une vie affective pas trop anormale. Avec le recul, j'en viens à me demander si des parents vaguement péd0philes ne m'auraient pas fait moins de mal que ces parents que je n'ai jamais vus s'embrasser.

Mon cas, loin d'être isolé, est même horriblement banal et le schéma en est connu depuis plus d'un siècle : en matière d'affectivité, les principes «moraux» font plus de mal que de bien. Ou plutôt, pour faire un peu moins dans l'euphémisme : les principes «moraux» sont le mal et les principes «moraux» absolus sont un mal absolu. À l'aube de la psychanalyse freudienne, il apparaissait que des troubles psychiatriques avaient été engendrés par l'éducation ultrarigoriste prêchée par les pédagogues de l'époque. L'hystérie était étroitement corrélée à l'éducation puritaine qui voulait nier le corps, lequel protestait... Le suicide des jeunes consécutif à ces éducations normatives qu'on n'oserait même pas appliquer aux bonsaïs a fait bien plus de morts que les agressions de pervers et autres malades mentaux. On ne connaît pas de troubles liés à la masturbation mais seulement des traumatismes d'enfants à qui on avait lié les mains dans le dos (ou pire) afin qu'ils ne se masturbent pas. Pour prévenir un mal imaginaire, la morale crée un mal réel. Même quand le mal n'est pas imaginaire, la morale met en exergue le détail d'une tragédie individuelle pour infliger sa tragédie collective. Pour éviter que les femmes ne soient violées, l'islam les emballe dans une burqa et les enferme à la maison. Pour empêcher le vol de vases sacrés, la Loi sur le sacrilège (1825, sous Charles X ; heureusement abrogée en 1830) punit de mort toute personne ayant commis un sacrilège. Pour éviter que les hérétiques ne vivent dans le pêché et finissent en Enfer, pour leur bien, donc, on les brûle. En fait, non seulement il n'y a aucun exemple dans l'Histoire de cas où la morale aurait empêché une calamité mais, bien au contraire, les pires calamités n'ont été possibles que grâce au vernis moraliste qui les couvrait. L'enfer est pavé des meilleurs sentiments et de la moralité la plus vertueuse.

D'autre part, comme pour les procès en sorcellerie, comme pour les procès staliniens ou maccarthistes, il faut montrer des exemples. On se rappelle l'hystérie médiatique et judiciaire, encouragée par un pouvoir ravi d'écarter les regards de ses turpitudes, contre ce qu'on présentait naguère comme un véritable réseau de la perversion, relevant quasiment du crime organisé. L'indignation grondait contre ces choses révulsantes qu'on aurait faites ou fait faire à des enfants. On revivait soudain les terribles légendes urbaines sur la «traite des blanches» devenue celle des têtes blondes. Un jour, on arrêtait des dizaines de personnes, présumées coupables, indéfendables devant l'horrible, incarcérées provisoirement d'office après une parodie de jugement des détentions. Quelques unes se suicidèrent, sans aucun doute horrifiées par leur crime, et ce n'était que justice. En fait, le seul crime de (certaines de ?) ces personnes avait été de télécharger (donc de regarder?) des photos (ou des films?) mettant en scène des jeunes qui étaient nus (qui avaient des relations sexuelles?). Très peu d'information a filtré sur le contenu de ces documents, tellement peu à vrai dire qu'on en vient à se demander quelle était la proportion de simples photos de vacances. Un certain nombre de personnes ont sans doute fini par obtenir un discret non-lieu, après les délires de l'affaire d'Outreau.

Notre Justice a ceci de bizarre que des meurtriers n'écopent, effectivement, que de 2 ans de prison, autant que, potentiellement, pour une relation sexuelle entre un majeur et un adolescent consentant, n'eussent-ils que 4 ans de différence d'âge. La promiscuité sexuelle sans violence au sein d'une famille amène illico une intervention de la DDASS tandis que l'éducation rigoriste par des parents "sérieux" et "bien" ne pose question qu'à la vue de blessures récurrentes de l'enfant. On s'affole des conséquences psychologiques d'un attouchement trop tendre mais surtout pas de celles d'une éducation dénuée d'affection, pourtant infiniment plus toxique. Le fait est que le libertinage ne cause pas de maladies mentales ; en revanche, les névroses sont essentiellement liées à une éducation rigide. La gravité extrême des névroses hystériques freudiennes était directement en rapport avec l'absurdité extrême du mode de vie catholique de l'époque. Si l'on s'inquiétait réellement du bien de l'enfant, on s'inquiéterait davantage de la médiocrité affective du couple, ou de sa sexualité maladive, et moins de son sexe ou de sa sexualité prodigue. On pourrait aussi s'inquiéter des endoctrinements absurdes où l'on conditionne les gens à prendre des vessies pour des lanternes, ou la chair pour du pain.

Ce moralisme aberrant contamine évidemment les médias, toujours prompts à démultiplier l'ineptie de la société, toujours plus choquée par une goutte de sperme que par des torrents d'hémoglobine. Et, comme toujours, l'abus suit l'interdiction : les écrans sont envahis par des scènes qu'on proscrivait quelques années auparavant. Pourtant, il y a une régression notable : la nudité du jeune, qui ne posait guère problème au milieu du 20ème siècle (?), est désormais comme tabou. Les jeunes semblent intérioriser cette perception : alors que l'on voit le Président faire son footing en short, la proportion de jeunes en tenue légère est bien moindre qu'il y a quelques dizaines d'années. Certaines photos d'enfant d'un Robert Doisneau seraient aujourd'hui à la limite du scandale.


Tomás de Torquemada, Premier Grand Inquisiteur d'Espagne

Les moralistes (mollahristes?) traquent et harcèlent sans relâche les contrevenants à l'Ordre Moral. Tandis que des milliers de personnes meurent de la pollution ou à cause d'équipements défectueux ou insuffisants au gré de la météo, il est bcp plus facile de s'effaroucher devant la photo d'un nu qu'on ne saurait voir, surtout s'il est excité (jalousie?) et par dessus tout s'il est jeune. Car la sexualité naturelle et innocente du jeune renvoie le névrosé à ce dont il a fait le deuil pour pouvoir se draper des oripeaux de la morale archaïque d'où il tire sa légitimité. Faire de l'impuissance une vertu... Car le corps jeune qui n'a pas encore subi l'outrage des ans ridiculise celui de l'adulte qui doit sa survie aux progrès de la médecine. Ce corps jeune hautement subversif n'est tolérable que picturalement castré. Au passage, le «jeunisme» actuel loue chez le jeune précisément les qualités dont on sait intimement qu'elles n'existent pas, ou bien qu'elles n'ont aucune valeur, ou bien qu'elles n'en sont pas... Le compliment pervers est tout un art, qui perpétue les névroses (voire induit ou facilite des psychoses). La crise d'adolescence est typiquement un épiphénomène et un artefact du double langage des parents : "sois grand (reste petit)" et "tu es le problème (tu ne t'es pas encore castré socialement comme nous)". En matière de destruction de l'individu, le pervers pédosexuel a tout d'une facette qu'on éclaire au maximum afin de faire oublier le reste, un peu comme si on agitait le spectre de la crue centennale afin de détourner l'attention de la pollution déversée tous les jours dans le fleuve. Comme il n'y a pas assez de condamnés (certains sont protégés?) à donner en pâture au bon peuple, il faut bien élargir la catégorie et y amalgamer, par exemple, les homophiles et les photophiles. Ces derniers, plus solitaires et moins bien organisés, étaient le bouc-émissaire prévisible.

Avec l'adoucissement des mœurs, le lynchage est devenu seulement médiatique et la Justice tend à s'assurer le monopole du lynchage légitime, tel que l'avait déjà vu le trop clairvoyant Nietzsche. La terreur judiciaire conduit çà et à renoncer à la publication de photos qu'on aime, voire de celles dont l'interdiction signifierait la fermeture du musée Rodin pour obscénité et péd0philie. J'ai apprécié sur un plan esthétique relativement désexualisé les diverses photos de jeunes sur les blogs de GA, notamment le nico-blog. Les jeunes en question, pas forcément dévêtus, ne semblaient vraiment pas malheureux, c le moins qu'on puisse dire. Il faisaient un peu oublier les millions d'enfants maltraités, torturés, mutilés dans le monde. Il faisaient aussi oublier les milliers d'enfants maltraités, torturés psychologiquement, mutilés mentalement en France du fait de parents pervers, névrosés ou religiosés. Pourtant, la loi interdit ces photos de jeunes heureux, comme s'ils risquaient de fragiliser l'édifice moral de notre société et, la Justice s'attaquant aux vraies questions, de mettre au jour de vrais crimes. Ou bien ces garçons heureux, du moins capables d'être heureux au moins en apparence, étaient un terrible camouflet à une certaine morale, à tout le bien qu'elle faisait à d'autres garçons, lesquels étaient pourtant malheureux... Les dernières braises des bûchers catholiques peuvent encore calciner un individu ; la crainte de l'Enfer le consume de l'intérieur.

Il y a, enfin, l'autocensure et/ou le refoulement. Comme toujours pour les délits purement symboliques, les peines prévues par la loi sont disproportionnées. Plus une infraction est dérisoire plus la peine doit être relativement élevée afin que l'infraction soit prise au sérieux. L'État, traditionnel bras séculier de l'Inquisition, continue d'outrepasser les principes fondateurs de la Constitution, notamment celui de n'interdire que ce qui nuit effectivement, réellement, à des personnes concrètes, et pas ce qui, seulement, ne cadre pas avec quelque conception dogmatique des convenances. Ces sanctions ubuesques dissuadent l'éditeur, et/donc l'auteur, d'exprimer ses goûts. Pire, le terrorisme judiciaire est tel qu'on préfère prendre une grande marge de sécurité et renoncer à «publier des photographies de jeunes adultes qui ont l'air mineur». Cela rappelle l'affaire des caricatures liées à Mahomet où nos journaux s'étaient bien gardés de braver la dangereuse censure islamiste et il serait bien difficile de leur en faire reproche individuellement. La vraie solution aurait été une publication massive, dans tout le monde libre, des caricatures et d'un soutien sans faille au droit d'expression. Malheureusement, le lobby bigot est puissant, même dans des pays d'Europe qu'on croyait très libres (Pays-Bas : un caricaturiste critique de la religion et de l'islam fait l'objet de poursuites). Rares sont les gouvernements qui soutiennent toute la liberté.

[mod. 2008-05-22]

commentaires

19/05/08 - 13:38

Tu as eminemment raison, Valerio.

19/05/08 - 14:02

bien argumenté...

19/05/08 - 15:24

Exactement. Merci d'avoir exprimé cela.

19/05/08 - 15:58

Bravo.

19/05/08 - 18:31

joli.
http:///

19/05/08 - 19:17

1000 fois bravo

19/05/08 - 20:43

Entre l'hystérie que tu dénonce et ton angélisme, il y a une juste mesure, enfin j'espère..

19/05/08 - 23:46

merci, furyo, tu es le premier à voir mon angélisme!

Je ne vois pas trop ce que tu entends par "juste mesure" ni n'en vois l'utilité voire la nécessité. Je suis absolument sans illusions ni laxisme envers les vrais pdophiles ou, devrait-on dire, les pervers pédosexuels, car le suffixe 'phile' me semble pour le moins usurpé. J'aurais volontiers écrit un article sur ces pervers mais cela a déjà été abondamment traité par des gens bien plus qualifiés que moi. Je ne suis pas spécialement contre la pensée commune mais je n'écris que lorsque cela me semble avoir un minimum d'utilité, donc qd le sujet ou le pt de vue n'est pas trop éculé (du moins à ma connaissance).

Curieusement, certains ne se scandalisent pas qu'un émir épouse une fillette de 11 ans, que ce soit par crapulerie commerciale ou crétinisme relativiste. D'autres tentent de minimiser voire étouffer le scandale des pervers pédosexuels au sein de l'Église catholique ou des écoles primaires. Et ce sont les mêmes qui hurlent comme des taliban contre les images.

20/05/08 - 01:04

"D'autres tentent de minimiser voire étouffer le scandale des pervers pédosexuels au sein de l'Église catholique ou des écoles primaires. Et ce sont les mêmes qui hurlent comme des taliban contre les images."

Il y a donc sur GA des gens qui protègent la pédophilie tout en hurlant sur des images pédérastes ?
J'ai loupé ca, tu as des noms, des exemples ?

20/05/08 - 01:26

non, non, pas sur GA(du moins à ma connaissance!). Pour le 1er cas, cf. les autorités de l'Église; pour le 2eme, cf. un syndicat d'instituteurs, pardon, de professeurs des écoles, tentait de noyer le poisson...

l'obsession contre la nudité du jeune, c un des dogmes de la pensée unique, de la bien-pensance commune...

20/05/08 - 01:51

Pour le 1er cas, il me semble que ca a changé.
Pour le 2eme, je n'étais pas au courant...enfin quand on a lu l'hystérie de Royal à l'époque sur le sujet, j'imagine qu'ils ont voulu modérer.

Je dirais même, l'obsession contre la nudité est assez effrayante...t'es nu c'est mal, tu porte un string, c'est bien t'es habillé...je ne comprends tjrs pas.

20/05/08 - 09:52

Dans le petit Larousse, à l'article "homme", le croquis d'un couple homme et femme montre l'homme avec un slip jusque les années 1980. La pudeur est extrême mais cohérente. Maintenant, ce qui frappe, c l'absence totale de pudeur et la surcompensation délirante sur quelques boucs-émissaires.

20/05/08 - 09:57

ah oui, encore une raison de mépriser Royal... mais bon, ya overflow depuis longtemps...

20/05/08 - 17:35

Autre pt de comparaison: le maccarthisme
http://
où un souci légitime, du point de vue d'un pays, prévenir l'influence de l'ennemi présupposé et éviter d'éventuelles trahisons, tourne au délire complet. Ça a duré quand même plus de 10 ans.

Il est à craindre que la chasse aux amateurs de photographies ne passe pas si rapidement.
cf. http://c

30/05/08 - 23:31

24/05/08 - 09:36

Ce qui me gêne, ce n'est pas la censure mais la confusion. Le but de la loi et de toute société responsable est de protéger les faibles, en partie les enfants.

Une première confusion consiste à ignorer que l'âge moyen des premiers rapports sexuel est statistiquement de 17 ans. Ne confondons pas enfants et adolescents, il y a une différence médicale parfaitement évidente.

La seconde consiste à confondre criminel et amateur de films policiers. Ce serait grave, car justement on sait tous que le meurtre est une pulsion dangereuse, répandue et contre laquelle il faut lutter par la connaissance. De fait, on parle énormément de meurtres, on les met en scène et on joue à s'entretuer, y compris les mineurs. Mais on ne passe pas à l'acte, sauf les criminels.

De même, il ne faut pas confondre deux choses radicalement différentes:
1) Des photos ou des actes de viols sur mineurs, ou attentant à la libre disposition de leur corps et de leur image
2) Des images ou des fantasmes qui resteraient totalement personnels, ou n'impliqueraient aucune compromission des personnes sur les photos, par exemple prises dans des situations naturelles.

Cette confusion est grave, car on ne lutte pas contre le meurtre en interdisant les westerns et les films de guerre. J'irai même plus loin: je crois qu'on repousse la pédophilie en étant parfaitement clairs sur l'existence de fantasmes et l'obligation absolue de préserver les mineurs.

Exemple: peu après 1968 des intellectuels un peu excessifs pratiquaient la confusion inverse, et demandaient dans une pétition l'abandon du crime de pédophilie en tant que tel. Signée par Jean-Paul Sartre, tout de même... Du coup, un tabou étant tombé on a pu prendre conscience du problème et mieux protéger les enfants, y compris de leurs propres parents. Avant, on ne poursuivait pratiquement que les tueurs d'enfants, et on refussait d'entendre la parole de ceux qui étaient abusés.

D'ailleurs un tabou comparable existait sur le viol, et je crois qu'on maîtrise mieux ses pulsions quand on les admet que quand on les cache sous une chappe de plomb.

Ceux qui ont des souvenirs émoustillés de leurs premiers poils et des vestiaires de gym ne sont pas tous des criminels, heureusement, mais ceux qui font poser des miseurs dans des situations scabreuses sont des salauds, y compris si ça ne les excite pas et qu'ils le font pour l'argent. Surtout dans ce cas, en fait, et surtout si ce sont de jeunes enfants réellement violés.

Il est important de rester disponible pour discuter avec des personnes qui ressentent des pulsions tournées vers l'enfance ou la jeunesse: c'est le meilleur moyen de les aider à faire la part des choses, et à rester du bon côté de la frontière qui sépare le fantasme du crime.

Par ailleurs il faut rappeler que les mineurs sont libres d'avoir des fantasmes et des envies sexuelles, on n'est pas là pour les juger mais pour les protéger. Autrement dit, même si un mineur s'amuse à exhiber devant une web cam sa fécondité virile, ce n'est pas une excuse pour lui faire des propositions salaces. Et ce n'est pas non plus une raison pour lui brandir une morale qui s'impose aux adultes, ou pour lui faire honte, ou se moquer de lui.

Ce ne serait pas respectueux, et c'est le respect de tous, en particulier des plus faibles ou des plus fragiles, qui est fondateur de toutes les vertus.

déjà posté sur http:///

31/05/08 - 00:38

sur 1 pt, déjà...

j'm bien la comparaison entre criminel et amateur de films policiers mais je reste dubitatif.

- Dans les films policiers, c justement souvent le bon et non le méchant qui gagne...

- Dans le film policier, on sait que les morts ne le sont pas réellement; dans le porno...

- Dans le film policier, on ne jouit pas du crime lui-même(?)

Et où placer la limite?

serait-ce condamnable, ...

- un film avec des horreurs pédophiles en image de synthèse parfaitement réalistes

- une viande parfumée pour obtenir exactement le goût de la chair humaine?

- un jeu vidéo où l'on assassine virtuellement des personnalités ou des personnes à sa convenance

- un jeu vidéo où l'on torture un prisonnier

Là, je veux éviter d'entrer dans des considérations purement morales. On a un argument quant aux troubles sociétaux engendrés par de telles pratiques. Mais ces troubles serait-ils vraiment supérieurs à ceux dus aux films qui occupent déjà actuellement les écrans? Et l'on a donné jadis un argument semblable contre la masturbation...

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