«Marche des fiertés» 2008
Un petit mot pour résumer les 3 heures que j'ai passées place de la Bastille à me demander si la musique parviendrait à m'assommer avant le soleil ; c promis, la prochaine fois, je penserai aux boules Quiès et au chapeau. Je suis arrivé vers 17h, ayant sans doute raté pas loin d'1h du début, et ça a duré encore jusque vers 20h. Le cortège s'étirait en un accordéon interminable et à la progression erratique.
Il m'a semblé qu'il y avait moins de monde que l'année dernière, du moins sur la place ; le défilé lui-même était plus long en durée mais aussi bcp plus clairsemé, et comportait donc peut-être moins de participants. J'y ai noté moins d'exhibitionnisme (mais g raté le début) et moins de chars : en particulier, peu de chars à l'initiative de bars, clubs et boîtes. En revanche, la police, si elle avait bloqué l'accès à la colonne de la Bastille, était bcp moins imposante que l'année dernière et pas antipathique.
J'avais avec moi de quoi prendre des photos à volonté ; je ne m'en suis d'autant moins privé qu'il est en fait plus facile et moins prenant de mitrailler sans trop réfléchir ou mettre au point. Mon doigt a plus ou moins machinalement appuyé plus de 800 fois sur le bouton et 700 photos sont présentables. Elles ont été souvent recadrées mais comme on partait de 12 Mpix, ça ne se voit pas, car le facteur de réduction variable de 0.2 à 0.5 en tient compte.
Point important, g délibérément photographié uniformément en ne cherchant pas trop le sensationnel ; ainsi, l'ensemble rend mieux compte d'une «Marche des fiertés» qui ne se réduit pas, loin de là, à un défilé de mode résille/silicone ou cuir/métal. Ce n'est pas encore tout à fait représentatif mais c déjà plus honnête...
Je n'ai pas le temps de faire des commentaires plus approfondis sur ce que j'ai eu tout loisir d'observer en 3 heures entrecoupées de longues pauses et qui s'est entassé dans mon esprit de manière désordonnée et peu verbalisée. Comme d'habitude, g été agacé par les curieux exhibitionnistes ou des touristes hystériques et j'aurais de loin préféré une fête gay-friendly, un RV de l'amitié (et plus...), pas ce que les gens vivent comme un vulgaire carnaval.
Un dernier mot sur la connerie des gens, sujet inépuisable et quasiment rituel... des gauchistes abrutis qui lancent des injures aux policiers ou crient des slogans débiles sur Sarkozy. J'abhorre tout particulièrement, de la part de manifestants contre les discriminations, des arguments ad hominem relatifs notamment à la taille de l'individu. Heureusement, pour me dissuader d'adhérer à l'UMP, il y avait à côté de moi 5 homos de droite et de milieux ostensiblement aisés, dont la connerie était encore surpassée par une arrogance ignoble.

02/07/08 - 00:40
c'est ici: http://
(comme vous pouviez le trouver, avec l'encart rose à droite)
valerio